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Виктор Гюго (Victor Hugo) (1802-1885) «Les Trop Heureux» Quand avec celle qu’on enlève, Joyeux, on s’est enfui si loin, Si haut, qu’au-dessus de son rêve On n’a plus que Dieu, doux témoin ; Quand, sous un dais de fleurs sans nombre, On a fait tomber sa beauté Dans quelque précipice d’ombre, De silence et de volupté ; Quand, au fond du hallier farouche, Dans une nuit pleine de jour, Une bouche sur une bouche Baise ce mot divin : amour ! Quand l’homme contemple la femme, Quand l’amante adore l’amant, Quand, vaincus, ils n’ont plus dans l’âme Qu’un muet éblouissement, Ce profond bonheur solitaire, C’est le ciel que nous essayons. Il irrite presque la terre Résistante à trop de rayons. Ce bonheur rend les fleurs jalouses Et les grands chênes envieux, Et fait qu’au milieu des pelouses Le lys trouve le rosier vieux ; Ce bonheur est si beau qu’il semble Trop grand, même aux êtres ailés ; Et la libellule qui tremble, La graine aux pistils étoilés, Et l’étamine, âme inconnue, Qui de la plante monte au ciel, Le vent errant de nue en nue, L’abeille errant de miel en miel, L’oiseau, que les hivers désolent, Le frais papillon rajeuni, Toutes les choses qui s’envolent, En murmurent dans l’infini. 8 juin 1859, Serk Виктор Гюго (Victor Hugo) Другие стихотворения поэта:
Количество обращений к стихотворению: 172 |
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Французская поэзия | ||