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Эмиль Верхарн (Emile Verhaeren) (1855-1916) «Au Bord de l’eau» Chairs de vulves ou de gencives, Les pétales des fleurs nocives Bougent au vent, Torpide et lent, Qui les pourrit d’automne monotone Et les emporte sur l’étang. On croirait voir de grands morceaux De cœurs brisés, On croirait voir de grands lambeaux De vie ardente et dispersée, On croirait voir de gros caillots De sang tomber, parmi les flots, À moins qu’on ne se voie enfin soi-même Défini là, par un emblème. Les fleurs charnelles et nocives, Et flasques comme des gencives, Abandonnent au vent dolent Leurs pétales et leurs couleurs ; Les fleurs mornes abandonnent Au vent d’automne Leur sang et leurs douleurs Monotones. Le soir a beau filtrer ses ombres, Par le treillis des taillis sombres, Et le soleil, comme un cri rouge, Se perdre et s’étouffer dans l’eau qui bouge, Elles réapparaissent sous la lune, Les fleurs mornes et importunes, Grappes de pleurs, bouquets de sang, Qui se mirent et se déchirent Dans la pâleur de l’étang blanc. Эмиль Верхарн (Emile Verhaeren) Другие стихотворения поэта: Количество обращений к стихотворению: 172 |
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Французская поэзия | ||