|
||
|
|
Главная • Стихи по темам Поэты по популярности • Top 100 стихотворений |
|
Пьер де Ронсар (Pierre de Ronsard) (1524-1585) «Ode à la fièvre» ODE XXVIII Ah ! fiévreuse maladie Comment es-tu si hardie D’assaillir mon pauvre corps Qu’Amour dedans et dehors De nuit et de jour enflame Jusqu’au plus profond de l’ame ? Et sans pitié prend à jeu De le mettre tout en feu ? Ne crains-tu point vieille blesme, Qu’il ne te brûle toymesme ? Mais que cherches-tu chez moy ? Sonde moy par tout, et voy Que je ne suis plus au nombre Des vivans, mais bien une ombre De ceux qu’Amour et la Mort Ont conduit delà le port Compagnon des troupes vaines. Je n’ay plus ny sang ny veines, Ny flanc, ny poumon, ny cœur : Long temps a que la rigueur De ma trop fiere Cassandre Me les a tournez en cendre. Donc, si tu veux m’offenser. Il te faut aller blesser Le tendre corps de m’amie : Car en elle gist ma vie. Et non en moy qui mort suis. Et qui sans ame ne puis Sentir chose qu’on me fasse. Non plus qu’une froide masse De rocher ou de métal Qui ne sent ne bien ne mal. Пьер де Ронсар (Pierre de Ronsard) Другие стихотворения поэта:
Количество обращений к стихотворению: 169 |
||
|
|
||
Французская поэзия | ||