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Эмиль Верхарн (Emile Verhaeren) (1855-1916) «L’Abreuvoir» En un creux de terrain aussi profond qu’un antre, Les étangs s’étalaient dans leur sommeil moiré, Et servaient d’abreuvoir au bétail bigarré, Qui s’y baignait, le corps dans l’eau jusqu’à mi-ventre. Les troupeaux descendaient, par des chemins penchants : Vaches à pas très lents, chevaux menés à l’amble, Et les bœufs noirs et roux qui souvent, tous ensemble, Beuglaient, le cou tendu, vers les soleils couchants. Tout s’anéantissait dans la mort coutumière, Dans la chute du jour : couleurs, parfums, lumière, Explosions de sève et splendeurs d’horizons ; Des brouillards s’étendaient en linceuls aux moissons, Des routes s’enfonçaient dans le soir — infinies, Et les grands bœufs semblaient râler ces agonies. Эмиль Верхарн (Emile Verhaeren) Другие стихотворения поэта: Количество обращений к стихотворению: 170 |
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Французская поэзия | ||