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Эмиль Верхарн (Emile Verhaeren) (1855-1916) «Artevelde» La mort grande, du fond des sonnantes armoires De l’orgue, érige, en voix de gloire immensément, Vers les voûtes, le nom du vieux Ruwaert flamand Dont chaque anniversaire exalte les mémoires. Superbe allumeur d’or parmi les incendies, Les carnages, les révoltes, les désespoirs, Le peuple a ramassé sa légende, les soirs, À la veillée, et la célèbre en recordies. Avec un nœud d’éclairs il les tenait, ses Flandres, Un nœud de volonté — son poing comme un beffroi Debout dans la colère aimantait de l’effroi Et s’abattait, et les cages devenaient cendres. Les rois, il les prostrait devant son attitude, Impérieux, ayant derrière lui, là-bas, Et le peuple des cœurs et le peuple des bras Tendus ! Il était fort comme une multitude. Et son âme voyait son âme et ses pensées Survivre et s’allumer par au delà son temps, Torche première ! et vers les avenirs flottants Tordre ses feux, ainsi que des mains convulsées. Il se sentait miraculeux. Toute sa tête S’imposait à l’obstacle. Il le cassa sous lui, Jusqu’au jour où la mort enlinceula de nuit Son front silencieux de force et de tempête. Un soir, il disparut tué comme un roi rouge. En pleine ville ardente et révoltée, un soir. Эмиль Верхарн (Emile Verhaeren) Другие стихотворения поэта: Переводы стихотворения на другие языки Количество обращений к стихотворению: 174 |
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Французская поэзия | ||