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Эмиль Верхарн (Emile Verhaeren) (1855-1916) «Obscurément» Obscurément : ce sont de fatales tentures Où griffes de lion et d’aigle et gueules d’ours Et crocs et becs ; ce sont de roides contractures Et des spasmes soudains au long de rideaux lourds. Obscurément : un Achille de granit noir Se rue en son amour et piétine son socle : Sa peau de pierre allume éclair en un miroir, Et l’on entend craquer les reins du beau Patrocle. Obscurément : marteaux cassés ! mortes les heures ! Un soir immensément oppresse et s’établit ; Et rien de Dieu n’ira jamais vers ces demeures Clouer ses bras en croix, dans l’ombre, où sur un lit, Obscurément, et nue, et, sous les langues d’or D’un grand flambeau tordu comme un rut de sirènes, Le ventre vieux et mort, Gamiani détord Avec ses doigts d’hiver ses lèvres souterraines. Эмиль Верхарн (Emile Verhaeren) Другие стихотворения поэта: Количество обращений к стихотворению: 169 |
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Французская поэзия | ||