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Тристан Дерем (Tristan Derème) (1889-1941)
La maison où je l’ai connue abrite un cuistre chauve et gras, Où est la courbe de ses bras ? Où est sa gorge dure et nue ? Bon cuistre (hic, hœc, hoc, hujus, hujus, hujus), parle-moi d’elle ; que ta voix comme une chandelle éclaire les plaisirs que j’eus. Je viendrai dans l’étroite chambre, et les souvenirs sur les murs seront pareils à des fruits mûrs sur les espaliers de septembre Cuistre adorable (Hic, hœc, hoc), son amant fleure-t-il le musc, le réséda bleu ? Tend-il le muscle du mollet comme un jeune coq ? Voici le store et les persiennes. La tendresse donnait le la. Comme c’est drôle tout cela ! Oh ! les gravures anciennes ! Cuistre, je t’aime avec éclat, car le cuir de ton crâne chauve reflète l’ombre de l’alcôve où l’amour aux dieux m’égala. Une feuille de l’hiver blême tombe sur la table où j’écris ; et je raille malgré les cris que j’entends au fond de moi-même. Il faut être gai, voyez-vous, comme un lièvre sur une touffe, quand la tristesse vous étouffe et vous fait ployer les genoux. L’azur est clair, la vie est belle, je meurs, tu meurs et nous mourons J’ai de la terre plein le front Ouvrez l’amour comme une ombrelle. Ah ! ferme ces yeux obstinés si rien au monde n’est durable, et mets la lampe sous la table, car l’encrier te rit au nez ! Тристан Дерем (Tristan Derème) Другие стихотворения поэта:
Количество обращений к стихотворению: 250 |
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