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Луи Гиацинт Буйле (Louis Hyacinthe Bouilhet) (1821-1869)
I Mars est venu, la vigne pleure : Le vent du nord, passant brutal, Fait, sur les branches qu’il effleure, Rouler des perles de cristal Et, peu sensible à tes alarmes, Au flanc des côtes sans chemins, La terre boit tes grandes larmes, Consolatrice des humains. Oh ! dis-nous, se peut-il qu’on voie, Pour calmer nos « âpres douleurs, Sortir un jour des flots de joie De tes rameaux gonfles de pleurs ? II Toute joie a sa source amère : Poète, ne t’étonne pas Si je suis triste, moi, la mère De l’ivresse et des gais repas. Le ciel, jaloux du vin qui charme, A taxé mon philtre puissant, Et je paie aux dieux une larme Pour chaque goutte de mon sang. Toi-même, à l’heure du délire, N’entends-tu pas avec effroi Monter, aux strettes de ta lyre, Tous les sanglots qui sont en toi ! Луи Гиацинт Буйле (Louis Hyacinthe Bouilhet) Другие стихотворения поэта: Количество обращений к стихотворению: 223 |
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