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Катюль Мендес (Catulle Mendès) (1841-1909) «La Dernière abeille» Vents, pluie, éclairs faisaient rage de telle sorte Qu’on n’avait jamais vu de tempête aussi forte. Sous l’épaisseur des bois par la bise ployés, Dans les nids, les petits oiseaux mouraient noyés, Et l’ouragan broyait toutes les créatures Qui n’ont point pour abri de solides toitures : L’abeille dans la fleur brisée, et le grillon Transi sous le léger brin d’herbe du sillon. Or, Maria, qu’on nomme autrement Myrième, Vit, ce soir, un point d’or frôler la vitre blême. Et c’était une abeille, hélas ! près de mourir, Qui heurtait, espérant que l’on viendrait ouvrir. La Mère du Sauveur entr’ouvrit la fenêtre. Elle prit dans ses doigts le pauvre petit être. Reconnut que c’était la reine d’un essaim, L’essuya d’un baiser et la mit dans son sein Pour qu’elle y réchauffât ses deux ailes vermeilles Sans cela, les étés n’auraient plus eu d’abeilles. Катюль Мендес (Catulle Mendès) Другие стихотворения поэта: Количество обращений к стихотворению: 183 |
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Французская поэзия | ||